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Préparer un vélo pour un voyage

Les vélos dédiés au voyage ou à la randonnée sont nombreux. Mais plus ils sont spécifiques plus ils sont chers. Alors qu’on peut partir avec à peu près n’importe quel vélo, si l’on y est bien posé.

Inutile d’avoir un vélo récent ou un grand nombre de vitesses, pourvu qu’il soit entretenu et en bon état et qu’on ait anticipé sont trajet.

Quelques conseils pour préparer votre vélo au voyage …

Les roues

On roule sur des petites billes d’acier de quelques millimètres. Et ces billes sont situées dans les moyeux, eux-mêmes situés au centre de la roue, maintenue par des fils de métal que sont les rayons. Tout cela pour dire que les roues et les pneus doivent être en bon état. Des roues en bon état ne présentent pas de jeu latéral, ne sont pas voilées et les rayons sont tous présents et tendus. Voilà qui est simple à vérifier. Une paire de roues ne coûte pas forcément cher et permet de rénover un vélo à moindre frais. Quand on fait tourner la roue dans le vide, elle doit tourner  librement, ne pas frotter ou faire de bruit suspects. Des roulements en bon état créent peu de vibrations dans le cadre. Des bonnes roues permettent également de bien freiner.

Les freins

Il y a des différences énormes entre les types de freinages et les modèles. Mais avant tout le réglage doit être vérifié, c’est ce qui rend le frein efficace. Il est impératif que les patins soient en face de la jante et parallèles à la piste de freinage. Trop souvent ils sont trop bas ou, pire, ils frottent sur le pneu, ce qui risque de le faire crever. On peut rendre le freinage bien plus efficace pour une somme modique en achetant de bons patins. Un bon réglage de la position et un graissage des articulations des freins est indispensable pour qu’au repos ils s’écartent de la jante de façon à ne pas laisser les patins frotter. Pour les freins à disque, l’entretien est là aussi important pour éviter les bruits parasites et leur conserver leur efficacité.

Equiper le vélo

Tout d’abord les supports de chargement. Le plus simple est généralement d’installer un ou des porte-bagages. N’importe quel vélociste peut installer un porte-bagage sur un vélo qui est équipé d’oeillets de fixation. Les porte-bagages Tubus par exemple sont d’excellente qualité et existent dans de nombreuses déclinaisons de modèles. Les vélos spécifiques (course, vtt) risquent d’être dépourvus d’oeillets de fixation. On peut trouver des systèmes avec des colliers d’attache (Tubus propose là aussi toute une gamme de solutions). Si on ne veut pas de porte-bagages, on peut opter pour le Bikepacking, ces sacoches qui s’accrochent sans support sur le cadre. Mais il faut savoir que ces bagages offrent un espace réduit et leur accès n’est pas toujours pratique. Il faut être d’autant plus organisé et sobre dans son chargement.

Bien arrimer ses bagages

Les sacoches sont prévues pour que les attaches soient réglables. Il est important de bien positionner les crochets et d’utiliser les réducteurs permettant d’adapter les sacoches à des tubes de porte-bagages de petite section. Cela permet d’avoir des sacoches qui ne remuent pas, sont solidaires du vélo et ne le déséquilibrent pas dans les virages. Cela permet aussi d’éviter les bruits parasites. Les tendeurs sont là aussi pour arrimer solidement les autres bagages sur le vélo.

Evidemment on ne fera pas de miracles avec un vélo de ville à 5 vitesses dans des grandes montées. L’itinéraire que l’on envisage doit être réalisable avec le vélo et le temps que l’on a. Et rien n’empêche de pousser s’il le faut plutôt que de se blesser. Il faut savoir aussi prendre son temps.

Installer des lumières

Pour un éclairage autonome, la solution d’aujourd’hui est la dynamo dans le moyeu. Mais cela implique de changer la roue ou de faire rayonner sa roue si l’on est pas équipé. Il existe des dynamos sur jante très performantes mais plutôt onéreuses, ou alors la classique dynamo sur pneu. Son principal inconvénient est qu’elle freine beaucoup le vélo lorsqu’elle fonctionne. Son avantage est qu’elle ne freine absolument pas quand elle ne fonctionne pas.

En dehors des éclairages à dynamo il existe des lampes sur batteries très performantes et d’une bonne autonomie. Elles sont extrêmement faciles à installer. Les modèles en vente sont innombrable et le choix peut être fastidieux. Mais il vaut mieux investir au départ. Selon que l’on veut seulement être vu ou voir en pleine nuit, les performances sont très différentes et les prix également. Les Cyclonautes proposent à la location des lampes rechargeables compactes et permettant de voir de nuit comme d’être vu.

La position

Une bonne position générale est importante pour ne pas que la promenade devienne un cauchemar. Les réglages de selle, de guidon, de pédalage sont extrêmement délicats à faire car un grand nombre de paramètres interviennent et ils peuvent causer des douleurs redoutables : fessier, genoux, bras, coudes, poignets etc. Pour ces raisons, un vélo auquel on est habitué, simplement révisé et sur lequel on installe des bagages sera souvent un meilleur vélo qu’un vélo neuf sur lequel la position n’est pas bien réglée. De nombreux tutoriels donnent des conseils précis pour le réglage de la position sur un vélo. Mais je dirais qu’il ne faut pas craindre de tester méthodiquement des réglages différents et surtout observer et être à l’écoute de ses sensations sur le vélo. C’est cela qui guidera les réglages finalement.

Privilégier le plaisir à la performance. Evidemment un vélo de ville, même bien équipé, ne permettra pas de faire de très longs trajets. Mais, confortablement installé on aura bien plus de facilité à pédaler longtemps, à profiter du paysage. Le confort économise beaucoup d’énergie et de retarde la fatigue.